Préface :
De passage ici, il est évident que ne je laisserai que peu de trace sur mon présent, mon passé ou mon avenir.
Au fond de chaque être se cache une bête, à la fois immonde, et à la fois sensible, même trop.
J'anticipe l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou je me rappels le passé, pour l'arrêter trop promptement.
J'erre dans les temps qui ne sont pas les mien, et je ne pense point au seul temps qui m'appartient ; le présent d'ordinaire, me blesse au plus profond.
Mais toutefois, je le cache à ma vue parce qu'il m'afflige ; et s'il me semble agréable, je regrette de le voir s'échapper.
Je tâche toujours de le soutenir par l'avenir, et je pense disposer des choses qui ne sont pas en ma puissance, pour un temps où je n'ai aucune assurance d'arriver à terme.
Je ne pense presque point au présent ; et, si j'y pense, ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir.
Ainsi, le présent n'est pas ma fin : le passé et le présent sont mes moyens ; le seul avenir est donc ma propre fin.
Par conséquent je ne vis jamais, mais j'espère vivre ; et je dispose toujours à être heureux, il est inévitable que je ne le sois jamais.
J'accepte ma fuite du temps, c'est comme un bateau qui va à contre courant; il faut que je me laisse entraîner par le courant du fleuve, que je me confonde avec la vie, que je trouve la paix et le calme intérieur.
Sa ne sert à rien que je rame et que je combattre une bataille perdue d'avance puisque ma destination finale est la mort, il faut donc que je profite du paysage avant que le soleil ne se couche.
Toutefois, j'arrive toute de même à voir le temps qui passe, non comme un ennemi qui me raccourcit ma vie et qui me dépouille, mais comme un allié qui m'aide à me construire mais c'est vrai que ça n'est pas toujours facile.
Que dois-je faire, dès lors, en attendant ? Que faire, pour vivre pleinement ma vie ?
I Comme un mauvais goût dans la bouche
Le temps me ronge, les questions me brisent le crâne : Pourquoi vivre pour toujours relever la tête et sans cesse se casser la gueule ? Pourquoi les gens sont des animaux qui ne vivent ni libre ni égaux ? L'amour en somme est-ce juste un poison qui coule lentement dans mes veines ? Pourquoi les oiseaux volent ? Pourquoi appel t'on une mouette, une mouette ? Suis-je encore capable d'aimer ce parfum d'antan qui m'est devenu irrespirable ? Mes amis, lesquels continueront à m'aider à avancer ? Pourquoi je n'arrive à pleurer quand les aléas de la vie m'affligent ? Mais qui suis-je réellement ? Que vais-je devenir les années à venir ?
J'ai 20 ans, mais j'ai l'impression d'avoir grillé les plus belles années de ma vie, toujours à regretter le passé mais en somme je ne le changerai pas !
De bons moments, de mauvais moments, comment puis-je oser encore me plaindre ? Rien n'est parfais, je ne rêve pas le monde tourne autour de moi, et cette voix dans ma tête ne cesse de me le rappeler « Tu ne rêve pas le monde tourne bien autour de toi ».
Des mémoires, oui, histoire de soulager mes peines, et laissez lire ce qui souhaitent, j'ai rien à cacher, autant me délivrer avant de partir pour un long voyage, ne me réveillez pas, oh non ! C'est tellement bon...Mais que dis-je ? L'heure du clairon n'est pas encore là !
On est en hiver, il me semble en février, année 2008 mais j'en suis plu sûr, m'aurait t'on menti ? M'a-t-on caché le principal, pour avancer tel un cheval, aveuglement, formaté d'un stéréotype qui me donne envi de vomir et de recracher les belles promesses ?
Soit ! Je manque de tout en ce bas monde, l'argent ne fais pas le bonheur, l'amour fait mal, les études me tracassent, les gens donnent trop peu, l'égoïsme me dégoute mais je le suis comme tous.
Le temps est au ralenti, il fait froid dans ma bulle, la flamme s'est éteinte dans mon sky, je bois pour oublier un petit moment et me rappeler que la vie est triste, je cultive et j'entretien mon cancer en fumant, je fixe les gens et j'observe, j'observe le temps qui passe.
Ici, pas de place à la confiance, je suis dans un étau, mais il me reste ma fierté, ce qui est de loin pour moi ce qui m'est le plus cher.
Bien sûr, j'ai de supers potes, des mecs avec qui je brûle mes instants, des filles superbes qui me tiennent dans leurs bras et me disent « Lâchent pas ». Une d'entre elle si elle lit ces lignes se reconnaîtra surement, elle est d'enfer cette fille malgré son jeune âge, elle me remonte le moral quand je me plains sans vraiment le faire !
Mais je n'oublie pas, que certaines filles sont de vraies garces, elles aiment flatter et se faire sauter, elles n'ont pas de morale mais tôt ou tard elles paieront, c'est logique, inévitable et tellement désagréable ! J'ai rien à perdre, rien à foutre, Seb n'a rien à perdre, il a assez perdu.
Je joue entre les deux genres humains, je me le cache pour me donner bonne conscience, suis-je normal ? Après tout je n'ai rien à regretter, et surtout peu à me reprocher.
On découvre tous les jours, au compte goutte des informations personnelles sur les gens, mais je ne peux en faire part ici ce n'est ni la page, ni le moment, puis, question de respect !
Je sais ce que je suis, ce que je vaux, mais le temps à monté un mur infranchissable à mes yeux, peut être un manque de bonne volonté ?
J'ai comme un mauvais goût dans la bouche...je creuse, encore, encore, encore, je m'essouffle à force de courir dans mes rêves, idéalistes.
II Merde mais où je suis ?
J'ai touché le fond encore une fois de plus, j'accumule et j'étanche ma soif.
J'ai un doute...heu....j'ai passé une porte spatio-temporelle ou quoi ? Pourquoi il fait semblant de téléphoner celui là ? Et elle, pourquoi me regarde t'elle avec ses copines d'un air qui m'est si familier ? Et pourquoi Mathieu marche tel un kangourou désorienté ? Oh mais oui, je sais, je sais !!! Hier soir on s'est encore noyé dans ce limpide filament qui nous rend ivre comme une huître à la dérive (sa existe ?).
Pas le goût, des cours aujourd'hui, pas le goût de respirer, pas le goût de me regarder en face ! Mais arrête de te plaindre, putain même si tu n'as pas envi de mettre du c½ur à l'ouvrage, fait semblant, tu sais comme beaucoup de gens font lorsqu'ils ont un dédoublement de personnalité...hum !
Le petit lutin vert dans ma tête va devoir aller se loger ailleurs, ou bien alors il ferme sa petite gueule !
Chaque jours ici, est monotone, marche ou crève, lève les yeux ou baisse les, rendort toi au mieux...
Et je rêve, je rêve d'une vie parfaite, mais entre autre de ne jamais avoir existé, je suis méchant avec ma propre personne mais...ma foi !
Le temps est gris, gris est le temps, je vous affirme que le temps est gris !
Les oiseaux ont cessé de chanter, la pluie tombe à flot tel des larmes sur les joues d'une âme égarée.
Le temps passe bien trop lentement ici, les gens ne savent que se plaindre sur leur triste sort.
Je suis bien dans un monde qui n'est pas le mien, un monde usé par l'ennui, brisé par des rêves utopiques, un monde ensevelit près à sombrer dans l'oublie.
Je regarde une nouvelle fois vers le haut, espérant ne pas tomber trop tôt de nouveau dans les flots.
L'eau est mon passe temps, c'est la que je sors de ma routine quotidienne, où je reste émerveillée en regardant ce long filament limpide, j'oubli, je m'évanoui, en somme j'apprécie...
Je déclare la guerre à une partie de moi-même, aussi vrai que l'on récolte les fruits de ce que l'on sème.
J'apaise mon c½ur, et je me souviens d'où je viens, profitant de l'instant et je me rappel que je suis tout seul.
Je suis un morceau de chaire enveloppé dans du tissus qui marche sur la terre sans connaître son issus.
Je ne sortirai probablement jamais de ce monde, autant l'accepter tel qu'il est en vivant ma vie, telle la suite d'une histoire que l'on prend le temps et le soin de conter assis au coin d'un feu.
Des millions de minutes qui me pètent le cerveau et que le monde oublie.
III L'amour ou le poison limpide qui coule dans nos veines
Tous le monde l'a déjà vu pointer le bout de son nez, toutefois trop de personnes s'en sentent délaissé, car en somme il n'est que le reflet des mentalités actuelles.
L'âme s½ur n'existe pas, les personnalités diffèrent, les habitudes se bouleversent à tel point qu'il s'en est construit de véritables murailles pour nombre d'entre nous.
Je me suis souvent cassé la gueule, pour mieux me relever par la suite mais à quoi se relever pour toujours se recasser la gueule ?
Certes, j'ai loin d'avoir un physique désavantageux d'après les dires qui circulent de part en part mais ce que je ne comprends pas, et que je ne comprendrais certainement jamais c'est le fait de toujours mal tomber !
Trop de Poufs, belles mais trop connes à bouffer du foin, trop de salopes qui pètent plus haut que leur petit cu, en somme pas assez de maturité chez le genre féminin de mon âge.
Je ne généralise pas, mais lorsque je rencontre quelqu'un de bien, oui ceci existe ; il faut toujours que l'un des deux parti ne colle pas pour des raisons diverses !
J'ai appris avec le temps, de ne plus me prendre la tête, de laisser faire le temps d'entreprendre à tel point que j'en ai perdu tout espoir !
Espoir d'ouvrir mon c½ur une nouvelle fois, espoir d'y souder des putains de barreaux et d'y forger une enveloppe charnelle et protectrice indestructible par la conscience humaine.
Qu'il est beau de rêver, c'est le seul moyen d'échapper à la réalité qui nous rattrape si vite, trop à mon goût mais comme ma mère me disait « Profite de la vie, fait ce que bon te semble, ne te prive pas.... », merde un brin de larme tombe de mon visage, une brindille même car je ne sais pas ce que pleurer représente pour ma propre personne ; c½ur de pierre dans un esprit fragilisé par la réalité...
L'amour est un poison, qui coule lentement au fond de nos fluides, au début sa fait du bien, mais à la fin sa fait mal alors à quoi bon continuer à disposer de l'impossible, car ici, je n'ai plus l'espoir.
J'attends, j'attends, rien ne vient d'intéressant, alors je me mets sous la dent ce que l'on appel dans notre jargon une « Pouf », j'en suis pas fier mais l'homme comme tout être humain doit satisfaire ses besoins, en toute sincérité, un brin d'égoïsme sans doute, mais ceci reste honnête, pourquoi mentir ?